Azerbaïdjan

Objectif Baku 13 Juin

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L'azerbaïjan, mieux qu'un camping! Il y a aussi comme en Géorgie et finalement depuis le début de mon voyage des sommets enneigés comme fond de panorama.

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La verdure a laissé place au désert aride et inhospitalier pour les derniers 100 km avant Baku. J'ai roulé non stop jusqu'à Baku pour me jeter dans une nouvelle ville à la circulation infernale. J'avais un seul objectif, trouver l'ambassade de l’Ouzbékistan. Avec l'aide des locaux et la souplesse du consulat j'ai réussi à faire ma demande dans l'après midi, alors que le consulat n'était pas sensé m’accepter ce jour là. Deuxième point trouer l'hostel, le seul de la ville. 

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Baku est une ville riche, c'est déjà le pétrole ici. Tout est neuf, tout est clinquant, tout n'est que démonstration, mais le vernis n'est pas très épais. Les façades des immeubles sont recouvertes de pierres ou du matière copiant leur apparence, donnant l'impression d'être dans une avenue du vieux Londres ou du vieux Paris, mais leur durée de vie ne devrait pas être la même. 

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Administratif 14 Juin

Après une nuit un peu décousue, je me suis réveillé à 10h 30, ce qui n'est vraiment pas mon horaire. Il faut dire que la nuit n'a pas été confortable. Comme j'étais très fatigué je suis allé me coucher avant les autres. Dans la nuit j'ai commencé à avoir très froid. J'ai fini par me lever dans le noir à la recherche d'une autre couverture. Je savais que le dortoir était presque vide à l'exception de deux cyclistes Allemands bien sympa. Je vois une couverture sur un autre lit, que j'essaye aussitôt de prendre. Mais cette couverture se débat et grommelle, je dois abandonner et la laisser avec sont présumé occupant. Plus tard, j'appris qu'il s'agissait d'un proche de la famille qui tient l'auberge de jeunesse, qui avait mis la clim à fond et s'était couché dans le lit que je pensais vide.

Il faut rattraper le temps perdu. Je remplis à toute vitesse le formulaire de l'ambassade du Tadjikistan, je file dans cyber café pour l'imprimer et en route Gigi. En route je m'arrête au magasin que j'avais vu la veille, avec surprise. Je voulais un autre litre d'huile pour la prochaine vidange. J'ai été mis en contact avec le spécialiste technique avec qui j'ai bien sympathisé.  On peut le voir avec sa Buell 1250 à refroidissement liquide, montrant sa plaque d'immatriculation Azérie. Il m'a invité à venir me joindre à leur groupe de moto dimanche prochain. Ils se rendent à une compétition de motocross.

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La recherche de l'ambassade du Tadjikistan étant un peu ardue, j'ai bénéficié de l'aide d'un policier posté à une autre ambassade. Il a pris sa voiture pour m'indiquer la route jusqu'à mon but. En suite le gars de l'ambassade Tadjik m'a reçu immédiatement, alors que je n'étais pas dans les horaires d'ouverture. Vraiment dans la vie quand les choses veulent fonctionner c'est agréable.

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En rentrant, j’appris par message la mésaventure de Roxane, la cycliste Française, dont le vélo et toutes ses affaires ont été dérobées en Géorgie. Son vélo et ses sacs n'avaient rien d’ostentatoire, bien au contraire, mais il n'y a pas forcément de logique pour ce genre de chose. Les voleurs n'étant pas tous intelligents, les vols peuvent être insensés. Toujours étant que le coup est rude.

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Comme je ne suis pas le seul à être dans l'attente de visas et d'un mystérieux bateau pour traverser la mer Caspienne, je me promène avec mes amis Allemands dans cette étrange ville moderne. 

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Le vendredi soir, la température est idéale pour profiter de la promenade du long de mer. Comme les locaux, j'apprécie ce moment de calme pour admirer les nombreux jeux de lumières sur les édifices. Ici, les gens n'ont pas notre marasme, la richesse est récente et l’optimisme n'a pas d'entrave. 

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Baki... 15 Juin

Pas trop de choses ce jour là. Il fait chaud et il faut attendre les visas. Le soir, je suis allé avec les amis Allemands à un concert public sur le front de mer. Ici tout est carré, le nom du pays et son drapeau doivent être présent partout. Les gens ne bougent pas lors de la soirée et quand l'heure de la fin a sonné les voitures lessiveuses de trottoir arrivent à toute vitesse au milieu de la foule pour commencer leur travail.

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Du sport 16 Juin

Un dimanche, donc repos! A 16h30 je vais au RDV pour aller voir la petite compétition de moto cross. Il y a tout de même quelques motos à Baku. Je me joins à une horde vrombissante dans cette circulation assez infernale. Le terrain de cross est dans les alentours de la ville, à une quinzaine de km.   

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J'au vu quelques beaux passages. Tout était organisé avec sponsors, mini concert et DJ, boisons.... Assez amusant, mais toujours sous une chaleur étouffante. 

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Une autre vue de la ville, qui est prise toute proche du drapeau le plus grand du monde environ 70m par 35m.

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Jour férié 17 Juin

En fait, le Dimanche 16 était férié en Azerbaïdjan et ils avaient un report pour le lundi. Les visas n'étaient pas toujours pas faits. Le soir je suis allé faire un tour pour repérer l’embarcadère pour le bateau à destination de Aktau au Kazakhstan. Ce n'est pas indiqué et peu de monde parle anglais. C'est difficile de s'informer, mais au moins je sais où c'est.

Le départ, ou presque 18 juin

Après ces journées d'attentes, voilà le moment de transpirer! Il y aurait un bateau aujourd'hui. Je vais au port, pour avoir la confirmation de la vendeuse de tickets. Mais il me faut revenir à 11H30 pour avoir des infos.  Je vais aux ambassades pour les visas. Chaque déplacement ce fait dans un trafique urbain bondé et d'une agressivité que je n'avais jamais vu dans aucune autre ville. Le visa Ouzbek n'est pas validé et l’ambassade Tadjik est fermée pour le matin. Retour au port, personne ne sait vraiment quand les bateaux arrivent et partent. Il y aurait deux bateaux, un qui part dans le début d'après midi et un dans la nuit ou le matin suivant. Suivant les sources il y aurait un bateau par semaine ou tout les 5 jours, bref je ne veux pas rester une semaine de plus dans cette ville. Après un petit arrêt repas je retourne aux ambassades, pour le visa Ouzbek c'est toujours au même point. J'obtiens le visa Tadjik. Je retourne à l'hostel pour charger Ginette et je fonce au port. Là, j'apprends qu'il y à une taxe dont je dois m’acquitter pour la moto. Ce que je ne savais pas c'est que je n'avais pas le droit de rouler plus de trois jours avec la moto dans le pays. La taxe est de 20 euros, mais le gros problème c'est que je dois aller au commissariat général de la ville. Forcément, je ne sais pas où c'est et la ville est bondée! Je demande l'info à un Taxi qui me propose de le suivre.... Bon je vais passer les détailles. Après pratiquement 2 heures, de la sueur et 35 Euros de moins, je retourne au port. Le guichet des tickets de bateau était fermé! Au moment où je ne sais plus quoi faire un couple d'Anglais en camping car m'informent qu'ils ont appelé la femme du guichet pour qu'elle rouvre le guichet. Encore de l'attente... et j'obtiens mes billets pour 210 USD et 10 Euros pour le droit de passage en moto. Maintenant il me faut attendre sur le port. Je mange un petit kebab que j'ai acheté dans les environs. Il y a un jeune couple de Français que j'avais rencontré à l'hostel qui est là pour le bateau aussi (Mathieu et Pauline). On commence à passer la soirée assis dans le port. A 1h du matin les douaniers me demandent de venir, comme Mathieu et Pauline n'ont pas encore leurs billets ils restent là (problème de date de visa Kazak). Ils me font monter sur le bateau pour que je puisse dormir. Là la fatigue et la loi des séries ont parlé. Alors que j'avais arrêté la moto sur le pont métallique pour attendre l’autorisation d'embarqué, je prenais quelque photos tranquillement. Mais, j'ai passé un pied dans un passage de rail ferroviaire du pont et je me suis étalé de tout mon long. L'appareil photo tout neuf n'a pas survécu, c'est la deuxième fois que je maltraite ce type de matos. Heureusement, je ne me suis pas fait mal, car je portait mon blouson de moto avec toute les coques, mais j'ai eu bien peur pour ma cheville. Au final on m'a donné un lit après avoir sommairement attaché la moto.

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Commentaires (2)

1. zepline (site web) 17/06/2013

Finalement, je vais aller à Aktau pour filer en Ouzbékistan et ensuite passer au Tadjikistan pour prendre la Pamir highway. Traverser la Kazakhstan c'est long, chaud et ennuyeux, il vaut mieux passer par les autres pays en Stan..
PS, il n'y a plus de visa pour le Kirghizistan depuis quelques années.

2. Pseritz 16/06/2013

Un visa pour le Tadji ?
Quel est donc finalement l'itinéraire prévu ?
La prochaine étape est-elle l'Ouzbé, le Türkmé ou bien le Kazak ?
Paske le Tadji en plus il faut d'abord avoir le visa soit du Kirgi soit de l'Ouzbé ? Peut-on en savoir d'avantage ?

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